C’est vrai je viens de construire une porte. En fait j’ai fais de la récupération. Je suis parti d’une vielle porte à deux pentures assez courtes, branlante et pointée avec des clous aux bouts rabattus mais qui faisait à peu près la dimension. J’ai rajouté une latte de plancher pour faire la largeur et je l’ai renforcée avec de la volige vissée cette fois et en croisant. Puis j’ai trouvé deux pentures plus longes sur une autre porte que j’avais démontée quand nous avons refait la maison.
D’ailleurs j’ai toutes les portes et les volets que j’avais trouvés en arrivant. A vrai dire je n’en fais rien, mais j’ai cette manie de garder plutôt que de jeter. Notre dernière fille nous dit presque crument « vous ne savez pas jeter ». Vlan ! J’ignorais que cela s’apprenait de jeter, mais en tous cas c’est sûr que je ne sais pas faire. Par contre j’ai un principe c’est qu’à la première réutilisation possible qui se profile j’y vais sans chercher à savoir si une prochaine occasion serait meilleure.
Une fois les pentures fixées au bon écartement, c’est à dire celui des gonds, avec des boulons et des rondelles pour pouvoir serrer, j’ai récupéré aussi un vieux pot de peinture blanche murs et plafonds encore utilisable en re-mélangeant avec de l’eau et j’ai passé trois couches de chaque coté.
Coup de chance j’ai pu peindre dehors puisque c’était juste après le déluge que nous avons eu cet hiver.
L’emplacement de cette porte est l’accès à une ancienne porchère dans le bas d’un bâtiment indépendant de la maison mais probablement plus ancien qu’elle. Je présente donc la porte pour pouvoir l’enfiler dans les gonds. Seulement j’avais oublié que pour pouvoir mettre la porte dans ses gonds il faut la soulever de la hauteur du pivot des gonds et en faisant cela je tape dans la descente d’eau de la gouttière du toit. Cette descente est à cet endroit là en légère pente presque horizontale, passant juste au dessus du gond du haut, pour aller se jeter dans un abreuvoir placé le long du bâtiment. De plus l’espace entre la gouttière et le mur est insuffisant pour y glisser la porte au dessus du gond. Qui plus est les boulons de fixation de la penture du haut buttaient dans l’encadrement de la porte. Nécessaire réfléchir vite et bien.
En dévissant la gouttière pour lui donner du mou avec le mur et en faisant au burin un peu de place pour les boulons de la penture j’ai réussi à mettre la porte dans ses gonds.
Ouf. J’ai revissé la gouttière et fait tourner la porte sur elle-même.
Tout allait bien sauf que en regardant plus précisément j’ai vu qu’il y avait un petit espace de 3mm qui faisait que le gond du haut ne portait pas, mais seulement celui du bas.
Qu’à cela ne tienne, je cherche un morceau de tuyau acier qui avait du servir à amener l’eau dans la maison et j’en coupe une rondelle d’à peu près 3mm d’épaisseur avec la meuleuse.
Seulement pour pouvoir glisser cette rondelle dans le gond il me faut enlever la porte, c’est-à-dire la soulever ce que justement je ne pouvais plus faire puisque j’avais remis la descente en place. Bien embêté. Je me voyais déjà en train de re-démonter la gouttière. Fallait trouver une solution car si non je ne pourrais plus jamais enlever la porte sans démonter la gouttière à chaque fois.
J’ai donc ouvert la porte à 90° pour la mettre perpendiculaire au mur. A ce moment là seul l’angle en haut de la porte sous la gouttière était bloquant. J’ai donc pris une scie pour enlever le petit triangle isocèle qui gênait. A part que je suis quand même tombé sur un clou, ça s’est bien passé. J’ai mis la rondelle et maintenant elle porte sur les deux gonds et je peux l’enlever quand je veux.
La porte est bien fermée, par un arrêt de volet récupéré lui aussi, mais derrière la porte il n’y a plus de porchère et plus de cochon, car c’est en train de devenir une cuisine d’été que j’essaye de finir. En fait il y avait la porchère suivie de deux poulaillers ayant chacun leurs portes et des murs de séparation.
Dans les poulaillers il y avait des espaliers, c’est à dire des montants penchés à 45° reliés par des rondins plus ou moins réguliers afin que les poules puissent se percher pour dormir. Et sur les murs ……………………
Michel Costadau
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