Mois : septembre 2022

  • Agri

    Agri

    Peut-être, je ne vous ai pas encore parlé de mon travail agricole.Ca commence tous les matins par la météo. Ce qui compte ce n’est pas de découvrir qu’il va pleuvoir aujourd’hui, ça c’est trop tard, non ce que je regarde c’est l’évolution de la prévision à 10 jours. Si dans 10 jours ils annoncent des orages, est ce que le lendemain puis le surlendemain c’est confirmé. En général ça bouge soit ça se recule, soit ça se rapproche, voire même ça disparait. En fait je surveille trois météos. D’abord météofrance pour une vue d’ensemble de la carte de France et ensuite pour le détail de la commune. C’est une prévision assez prudente non chiffrée qui assez souvent annonce des pluies qui n’ont pas lieu mais peut passer à côté de 20mm dans une journée. Ensuite pleinchamp, très synthétique et chiffrée, avec les températures au sol et à 2m, mais pas à quelques mm près. Enfin météociel, très facile à lire, en général assez précis pour les passages pluvieux et les changements de temps mais aussi avec quelques excès de précaution.

    Eh oui en céréales bio, le temps est ma boussole parce que je travaille énormément le sol. Et pour e s’effriter correctement la terre a besoin d’être dans un certain état de souplesse entre le sec et l’humide. Trop humide elle colle et fait des boules tassées, trop sèche elle ne se délite pas et reste en blocs plus ou moins gros. C’est pour ça que vous voyez toujours les tracteurs en même temps dans les champs. C’est que c’est le bon moment.

    Ca commence juste après la moisson, paille ou culture d’été. Premier déchaumage à disque en espérant qu’il pleuve pour que germent le maximum de graines bonnes ou moins bonnes, enfin tout ce qui peut germer. Le principe c’est qu’une graine ne germe qu’une fois et que si l’on détruit la plantule elle ne se ressèmera pas. Ensuite de juillet à septembre si possible décompactage. Ca consiste à enfoncer de grandes dents verticales ou coudées avec une pointe horizontale au bout pour soulever le sol et l’aérer. Et pour que ça marche il faut qu’il fasse très sec pour faire craquer le sol,, sinon on fait une espèce de rainurage qui ne soulève rien. Ensuite il faut distinguer les parcelles que l’on va semer à l’automne de celles qui vont passer l’hiver avant d’être semées.

    La préparation des semis d’automne consiste à passer un outil à dents, déchaumeur à dents ou cultivateur et vibro pour finir, sur 5 à 10 cm pour d’une part couper les repousses ou adventices diverses et d’autre part créer un lit de terre fine dans lequel sera déposée la graine au semis. Bien sûr tous ces travaux demandent une certaine préparation.

    D’abord préparation du tracteur et des outils, car tout ce qui est en contact avec la terre s’use par frottement. Changer les cœurs sur un déchaumeur à dents se passe plus ou moins bien selon la bonne volonté des boulons à démonter. Et souvent il faut utiliser la meuleuse pour couper l’écrou  en ensuite taper pour chasser la tige. Le tout à quatre pattes au milieu des autres dents qui ne demandent qu’à vous accrocher. Le tracteur lui-même demande du graissage et des révisions. En plus avec l’irruption de l’électronique, je deviens très dépendant du concessionnaire et de sa valise qui lui-même a quelque fois du mal à comprendre les messages qui s’affichent.

    Puis la préparation des graines à semer. Soit semence fermière , c’est-à-dire que nous avons gardé de notre propre récolte, soit semence non traitée ou bio. Pour notre semence prévoir un passage au séparateur ou au trieur et au moment de semer arrosage de vinaigre comme fongicide et remplissage du semoir au seau, à la pelle ou à la vis. Alors arrive le semis. Semer est, évidemment, l’activité la plus importante de l’année et la plus difficile aussi.

     

    Michel Costadau

  • Romani 69

    Romani 69

    -Et précisément, qui y va ? car c’est dans la cuisine que ça se passe, qui parle ? et peut-on prévoir quelques déroulements possibles ?,

    -Sazak reprend la parole en disant que Vienna et notre ami sont de base et qu’ensuite elle voit les hommes, elle et Taqui restant en réserve,

    -Il me semble, répond Vienna, que c’est à notre ami de prendre la parole pour commencer car c’est lui qui est devenu l’homme à abattre. Et d’ailleurs, dit-elle en s’adressant à moi, qu’allez-vous dire ?

    -Moi, je vais simplement exprimer notre refus de tout ultimatum, ainsi que celui de quitter les lieux. En gros nous n’acquiesçons rien de sa demande et au contraire c’est nous qui lui demandons de disparaitre de nos vies.

    -Bon, c’est clair, reprend Vienna. On ne peut pas anticiper quelle sera sa réponse, mais en fonction nous aviserons,

    -Quand même, précise Sazak, il y a, en gros, deux cas. Soit il dit ok je m’en vais soit il dit non. Dans le premier cas est-ce que nous le laissons partir sans rien ajouter ou pas,

    -Cette possibilité ne me plait pas du tout, clame Taqui, c’est reculer pour mieux sauter et commencer par reculer c’est être sûr qu’à la fin c’est nous qui allons sauter,

    -Quand même, reprend Sazak, il y a peu de chances qu’il dise ok, mais comme nous regardons les divers scénarios, il en fait partie. Et dans ce cas nous devons le laisser partir c’est tout,

    -Et alors, demande Timor, dans le cas où il ne dit pas ok, il se passe quoi ?

    -Là encore, continue Sazak, il y a deux cas. Soit il se jette sur notre ami, soit il ne fait que des menaces orales. Dans ce dernier cas nous devons encore le laisser sortir tranquillement. Par contre s’il se jette sur notre ami, il a perdu car nous lui faisons sa fête,

    -Ca se précise donc un peu, reprend Vienna, pour le reste c’est lui, par ses réactions, qui va lever nos interrogations,

    -Maintenant quelle heure est-il, demande Sazak,

    -Je lui réponds qu’il nous reste un quart d’heure avant de retourner dans la cuisine. Je propose qu’avant de retourner le voir nous allions tous ensemble dehors pour nous mettre en ordre de bataille dehors. Tout le monde est OK,

    -Timor lance, en s’adressant à Sazak : tu as dit lui faire sa fête, mais as-tu vu comment vous êtes habillés et surtout chaussés. Tout le monde en pantalon et avec des chaussures qui tiennent aux pieds y comprit les garçons. Vous avez cinq minutes. Moi j’ai mes chaussures de rando, alors je ne bouge pas.

    Il y a un petit moment de flottement pendant lequel chacun se demande ce qu’il va garder ou changer sur lui et passe ensuite à l’action vers sa chambre ou son lieu. Je me retrouve un moment  seul avec Vienna qui me dit :

    -Je regrette beaucoup que vous soyez embarqué dans cette histoire. Elle repose en grande parie sur des démissions successives de ma part, que vous avez aidé à stopper en quelques semaines. Je tenais ainsi à vous dire merci,

    -Vous n’avez pas à me remercier ni à vous excuser. J’ai agit en toute connaissance de causes et aussi pour mon amitié avec votre fils, qui s’en trouve renforcée. Ceci dit vous m’avez surpris par la rapidité de votre rétablissement. Il faut croire que vous étiez prête et que je n’ai été que le déclencheur,

    -C’est gentil, bon maintenant il nous faut passer à l’action dès que tout le monde sera là.

    Cinq minutes plus tard, effectif au complet dûment relooké, essentiellement les chaussures, nous quittons la chambre, faisons une halte dehors pour sautiller, nous détendre et nous mettre en configuration. C’est-à-dire Vienna encadrée par Bulan et moi, suivie de Timor et derrière Sazak et Taqui. Nous entrons dans la maison et nous dirigeons ver la cuisine dont la porte est fermée. Vienna prend la poignée et pousse la porte qui s’ouvre sans bruit. Son ex est toujours là assis à la table, calé dans sa chaise. La seule chose nouvelle c’est qu’il y a un couteau de cuisine à découper posé sur la table, pas très loin de sa main.

    Vienna dit « bonjour » et ne se dirige pas vers lui mais vers un placard où elle prend une tasse et se tournant vers son ex lui demande « café deux sucres ». Elle a du recréer ainsi une situation de leur ancien quotidien, car il répond « euh oui ». Et quand elle pose la tasse sur la table, d’un geste rapide elle fait glisser le couteau et l’envoie  par terre où il va se coincer aux pieds d’un meuble de cuisine à un pas de Taqui.

    Aussitôt il se lève et se précipite sur Vienna en bousculant la table. Ses mains se dirigent vers le cou de Vienna mais déjà Bulan lui a donné un violent coup de poing sur l’oreille qui stoppe son élan. Je vois une ouverture pour un coup de pieds et je lui balance ma chaussure bien tendue en plein milieu de la cuisse. Il tombe et Timor en profite pour le marteler de coup en accompagnant sa chute. Par terre il roule et se redresse mais je vois bien qu’il boite. Vienna s’est reculée près de l’évier et cherche à remettre la table sur ses pieds ou au moins à la sortir du milieu. Bulan continue de lui taper dessus, tandis que Timor lui balance force coups de lattes qui tombent au petit bonheur la chance.

    Il cherche à éviter les coups et aussi à en donner mais handicapé par sa jambe, ça tombe dans le vide. En même temps il tente de se diriger vers la porte, mais je lui fais un croc en jambe qui l’oblige à se courber pour reprendre son équilibre. C’est donc de travers le coude gauche en avant qu’il arrive sur Taqui qui a récupéré le couteau et le tient à deux mains comme un pieu. Comme il a du mal à se diriger, il se jette sur le couteau qui lui rentre profondément dans l’épaule. Il porte la main à son bras sous le coup de la douleur tout en revenant vers les éléments de cuisine aux pieds desquels il tombe lourdement, aidé par les assauts de Timor et de Bulan.

    Appuyé aux éléments, les jambes étendues devant lui, la mais serrant son bras, il a un œil à demi fermé et respire par saccades. Vienna traverse la pièce et demande à Bulan d’aller chercher un médecin. En fait de médecin je me souviens que j’ai rendez vous demain avec le rhumatologue. Ca sera pas du luxe me dis-je.

    Michel Costadau

    FIN

  • Romani 68

    Romani 68

    -Tu as vu trop de western, dit Timor, en souriant. En plus, pour que ça marche, il faudrait que tu sois sûr de gagner. Et à part un duel à l’alcool je ne vois pas dans quelle discipline tu pourrais l’emporter. Non il me semble que cette famille n’a pas besoin d’un héros mais d’une révolte,

    -D’accord, répondis je, mais tu fais un peu partie de cette famille, alors dis plutôt nous que vous. En plus, il nous reste moins d’une heure pour choisir quelle attitude adopter. En m’adressant à Sazak je demande : qu’entends-tu par comportement plus offensif ?

    -Je veux dire, répond Sazak, qu’il faut arrêter d’être passif en subissant des attaques mais commencer à donner des coups. Comment je ne sais pas, mais nous allons trouver,

    -En fait, reprend Vienna, il est clair nous devons le chasser de nos existences,

    -C’est une formule à double sens, indique Bulan, soit nous ne faisons que le menacer et il s’éloigne de lui-même, mais à ce moment-là il peut revenir quand il veut, soit nous le mettons dehors en lui ôtant toute envie de revenir,

    -Tu veux dire que cela implique l’utilisation de moyens physiques adaptés, continue Vienna. N’ayons pas peur des mots, il faudrait lui taper dessus, c’est bien cela que tu évoques. Mais qui va le faire ?

    -Mais nous bien sûr, enchaîne Taqui, et je ne pense pas être la seule à être motivée. N’allons pas croire que nous avons un rapport de force disproportionné sous prétexte qu’il est seul contre nous. Comme dit mon frère il s’agit de montrer notre commune détermination et non notre isolement des uns des autres. Il nous faut frapper ensemble, c’est un message un peu direct mais c’est le point où nous en sommes. Je suis contente que l’on aborde cet aspect plutôt que les habituelles discussions de résignés qui ne débouchent sur rien,

    -En fait je suis complètement d’accord, répond Bulan. J’ai toujours cherché à protéger maman, même en rabrouant la vindicte de mes sœurs, mais j’éprouve les mêmes sentiments qu’elles. Nous ne pouvons pas nous contenter de lui faire la leçon en lui demandant de ne pas recommencer. Et d’ailleurs quelles punitions pourrions-nous lui donner pour étayer notre propos. Il se moque de nos remontrances puisqu’elles ne se traduisent par aucun ennui pour lui. Des mots, voilà des mots c’est tout.

    La situation a changé avec l’arrivée de notre ami qui a redonné confiance à maman. Nous avons la main et il est venu à notre rendez-vous, même s’il continue ses intimidations et sa pression. C’est donc bien le moment pour nous de passer à la vitesse supérieure ou plutôt au changement de comportement. Nous sommes ses ennemis, mais lui n’en a pas. Nous allons le devenir en lui montrant notre hostilité, que nous n’inventons pas car il a passé des années à la faire naitre, à la modeler et l’agrandir. Maintenant  que nous avons les yeux ouverts, la réalité nous saute aux yeux et apparait en plein jour. Et c’est un désastre que nous contemplons. Cet homme nous a fait du mal, sciemment, continûment, vicieusement. Nous étions balladés sur la frontière entre la presque légitimité et l’abus de pouvoir.  Nous étions ballotés et nous nous balancions dans la douloureuse incertitude de l’inaction et de la victimisation,

    -Oui, je sens qu’il va se passer des choses terribles, prononce Vienna. A la fois je les redoute et je les souhaite. Nous avons quand même vécu ou survécu jusque-là. Je voudrais éviter que nous plongions dans un abime de douleur et d’incompréhension. Mais concrètement que pouvons-nous faire et quelle réponse allons-nous lui donner,

    -Mais nous pouvons faire, ce n’est pas un problème, explique Bulan. Nous savons qu’à minima nous pouvons lui tenir un discours ferme en le menaçant. Certes ce ne sont que des mots mais nous sommes bien remontés quand même. Ensuite est-ce que notre animosité est suffisante pour que nous mettions une certaine violence dans notre réponse. Violence physique je veux dire afin qu’il sente le poids dont nous voulons le charger et qui doit l’empêcher de bouger. Concrètement je propose ce diptyque. D’une part le volet des mots et d’autre part le volet de l’action,

    -C’est correct, conclut Sazak et il me semble que le volet action va beaucoup dépendre de l’état d’esprit dans lequel nous allons le retrouver tout à l’heure,

    Michel Costadau

  • Romani 67

    Romani 67

    -Avant de partir, j’ai encore une question : pourquoi 3 ballons explosifs au dessus de ma palissade,

    -C’est le déroulement du compte à rebours commencé à 10, par une simple planche,

    -Vous êtes vraiment minable et lâche. Si vous aviez quelque chose à me dire, vous auriez pu le faire depuis longtemps, plutôt que de vous amuser comme un gamin mal élevé,

    -C’était à vous de comprendre ces messages qui allaient crescendo,

    -Ca  j’ai pas capté mais si je comprends bien nous avons, quand même, interrompu le décompte au bon moment,

    -Vous n’avez rien interrompu du tout. Il reste encore deux avertissements avant la chute finale,

    -Parce que vous comptez continuer votre plan. Mais vous êtes fini là, complètement démasqué. Il ne se passera plus rien. A tout à l’heure.

    Je quitte la pièce en demandant à Vienna de réunir tout le monde dans sa chambre, pendant que je vais chez les voisins voir s’il y a quelques membres de la famille. Je n’y trouve personne et quand je retourne dans la chambre je vois qu’ils sont tous là, même Timor.

    Je propose donc à Vienna de faire un rapide résumé de la situation.

    -Mon ex n’est pas venu pour discuter de quoi que ce soit mais seulement pour demander le départ de notre ami et ce dans les plus brefs délais. Nous lui avons promis une réponse dans un peu plus d’une heure,

    -C’est quand même fort de café, explose Taqui, que nous ayons cherché à le rencontrer et que nous nous retrouvions avec un ultimatum. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas bien chez nous, ce n’est pas possible,

    -Ce qui ne fonctionne pas, répond Bulan, c’est que nous, nous cherchons seulement à vivre normalement mais qu’il y a un individu qui passe son temps à vouloir nous nuire. La situation est complètement déséquilibrée car il nous arrive quelque chose que nous n’avons pas demandé et que nous ne voudrions pas voir exister,

    -Cette chose, ce n’est pas que nous ne voulons pas la voir, reprend Vienna, c’est que nous ne voulons pas entrer dans un conflit. En fait nous espérons qu’il va s’apaiser, s’évanouir tout seul, en comptant sur la lassitude, le temps et aussi le fait que nous évitons de l’entretenir et de l’envenimer en ayant une attitude plutôt conciliante,

    -Et visiblement ça ne marche pas, conclut Taqui. Cette fois c’est à nous de faire quelque chose. Et pour commencer est-ce que nous voulons le départ de notre ami ?

    -Non, non et non répondent tous les présents,

    -Mais ça ne nous dit pas quoi faire, précise Vienna,

    -Pour savoir quoi faire, dis je, il nous faut définir où nous voulons arriver, dans quelle situation nous voulons nous trouver ce soir. Nous devons, aussi, ne pas oublier la situation de départ. Quelqu’un nous en veut d’une manière implacable et disproportionnée et ce quelqu’un est membre de votre famille. En soi ce n’est pas original, mais il faut savoir que ces histoires se terminent toujours mal car il est impossible de détendre le ressort qui a conduit à cet état. C’est avec ce constat qu’il nous faut faire un choix,

    -Alors c’est simple, répond Sazak, nous voulons que notre père arrête de nous nuire, soit qu’il disparaisse de nos existences, soit qu’il devienne dans l’incapacité de nous perturber et même de nous approcher,

    -Et vous comptez sur lui pour faire ça, reprend Bulan. Je crois qu’il faudrait beaucoup de chance si l’on veut arriver à cela,

    -La chance et puis quoi encore, rétorque Taqui, je vois que l’on est toujours dans le déni. Réveillez vous famille, y a le feu à la porte et vous vous chantez une berceuse pour vous endormir,

    -Il n’est pas question de s’endormir, intervient Sazak, au contraire nous devons effectivement, changer de comportement, nous montrer plus réactifs, plus rapides, plus offensifs si nécessaire,

    -Je crois que ça devient indispensable, reprend Bulan. Nous devons nous aussi entrer en guerre. Il veut des ennemis, nous pouvons lui en offrir. Notre force c’est que nous sommes unis, solidaires et calmes, au moins pour le moment,

    -S’il faut faire la guerre, insiste Vienna, nous la ferons. Peut-être avons-nous trop attendus. Je ne souhaitais pas en arriver là,

    -Personne ne souhaitait en arriver là. Cependant il y a une option que nous n’avons pas encore étudiée, ajouté je, c’est que nous nous battions en combat singulier, lui et moi. Le perdant quitte la scène.

    Michel Costadau