Mois : décembre 2017

  • D’ou vient l’argent-2

    D’ou vient l’argent-2

    Mais au fait, me direz-vous, pourquoi est-ce qu’il n’y a que les banques qui peuvent créer de l’argent. Et les Etats alors ? Bonne question. Avant, il y a très longtemps, c’était les Etats qui créaient l’argent avec des pièces, des billets, des bons du trésor et autres crédits. Mais alors pourquoi ça a changé ? C’est assez simple : on pourrait croire que les gouvernements, c’est-à-dire les politiques, ont décidé d’abandonner leur privilège régalien et de donner gentiment aux banques ce pouvoir. Hélas c’est exactement le contraire : les banques ont demandé gentiment aux politiques de reconnaître qu’ils n’avaient que le pouvoir qu’elles voulaient bien leur donner…et les politiques, dont le courage est, vous le savez, immense, ont dit : ……..euh, bon d’accord, mais quand même vous nous laissez les élections.  En fait ça ne s’est pas passé tout à fait comme ça mais c’en est exactement l’esprit. Bien sûr les Etats ont gardé le droit de frapper la menue monnaie, c’est-à-dire les pièces et les billets, et de choisir les effigies. Non mais !
    C’est le moment de traiter une des questions en suspens. Pourquoi l’argent circulant de banques en banques permet-il d’en créer plus ? Tout simplement parce que les banques, quand elles créent de l’argent, doivent respecter, en théorie, un certain pourcentage de réserve, c’est-à-dire d’argent qu’elles ont déjà, soit en dépôt soit en propre. Et donc, quand leurs réserves augmentent, elles peuvent prêter plus et donc créer plus d’argent. Et c’est exactement ce qui se passe quand vous payez une entreprise : elle met cela en banque et paye ses fournisseurs qui mettent cela en banque, qui eux-mêmes…
    Néanmoins, pour vivre, vous n’avez pas que l’argent du crédit, bien qu’il y ait beaucoup de crédit à la consommation c’est vrai. Vous en gagnez aussi par votre travail. Mais cet argent que vous verse une entreprise ou un client, existe déjà. Le travail ne crée pas d’argent, il crée de la valeur. On pourrait avoir le sentiment que les entreprises créent de l’argent, puisqu’elles vendent plus qu’elles n’achètent. Oui mais c’est de l’argent existant. L’entreprise fait circuler l’argent et fait des bénéfices, mais ne crée pas d’argent, sauf les banques bien entendu. Par contre, l’entreprise, pour vous payer, payer les actionnaires et se développer, va sûrement emprunter auprès d’une banque. Et c’est à ce moment-là, uniquement, qu’il y a création d’argent par la banque.
    Nous pouvons maintenant répondre à deux autres questions en suspens sur l’équilibre entre création et destruction d’argent et l’équilibre entre croissance et stagnation.
    Pourquoi l’équilibre entre création et destruction d’argent est-il instable ? Réponse : d’une part parce que les deux mécanismes sont disjoints et fonctionnent indépendamment, et d’autre part parce que le moyen de régulation par le taux du crédit est vraiment dérisoire. Quand personne ne veut s’endetter, ce qui est pareil que ne pas vouloir consommer, l’argent vient rapidement à manquer et entraîne la stagnation ou la récession. Mais quand il y a multiplication des prêts augmentant trop l’argent en circulation, cela peut entraîner une perte de sa valeur provoquant l’inflation. Et quand, faute de moyens, les crédits ne sont pas remboursés, ce sont alors les banques qui font faillite. Il faut comprendre que la croissance est la seule obsession des banques. Cela explique les cadeaux faits aux entreprises et qui sont réellement hallucinants, mais n’ont d’autre objet que de stimuler la croissance, c’est-à-dire le crédit, c’est-à-dire la création d’argent, c’est-à-dire le revenu des banques. Ces cadeaux ne font qu’illustrer le lien de dépendance des politiques avec les banques.
    Bonne et heureuse année. A suivre.

    Michel Costadau

  • D’où vient l’argent-1

    D’où vient l’argent-1

    Après avoir vu que « Gagner sa vie » consiste à gagner de l’argent, une question se pose : mais au fait d’où vient l’argent ? Le sujet étant assez large, plusieurs billets seront nécessaires.
    On commence.
    Depuis une centaine d’années la méthode de création de l’argent est, presque exclusivement, le crédit. Comment ? Et bien chaque fois qu’une banque, car elles seules ont ce droit, prête trois sous, elle ne sort pas d’argent de son portefeuille ni de celui de ses clients, elle ne fait que créer une ligne sur un écran ; et quand l’emprunteur prend l’argent sur son compte, c’est à ce moment-là que l’argent est créé. Et cet argent se met à circuler, passe de comptes en banque en comptes en banque et finit par retourner à la banque prêteuse pour rembourser le prêt.
    Trois choses à retenir :
    – ce sont les banques qui créent l’argent,
    – les banques ne créent pas l’argent pour elles mais pour l’emprunteur,
    – la circulation a autant d’importance que la création.
    En effet, l’argent en circulant de banque en banque leur permet d’en créer encore plus. Comment ? Ouap, ce sera pour un prochain billet.
    Vous allez me dire qu’à force de créer de l’argent il va y en avoir trop. Non en fait, sauf quelques crises, ça ne se passe pas comme ça parce que de l’argent il s’en détruit aussi, presque autant qu’il s’en crée.
    Comment se détruit l’argent : tout simplement par la consommation. En effet, l’argent créé par la banque pour votre crédit vous sert à payer des fournisseurs ou acheter des produits, et aussi à vivre et même à voyager. Chaque fois que vous dépensez de l’argent, vous aidez quelqu’un à rembourser ses dettes. Et donc quand vous mangez, quand vous roulez, quand vous prenez l’avion ou quand vous construisez une maison, vous détruisez de l’argent. C’est par la consommation qu’entreprises, particuliers, administrations ou collectivités peuvent rembourser leurs emprunts. Et rembourser consiste à annuler le crédit qui a été créé. Notre système économique fonctionne comme ça par création et destruction d’argent.
    Trois nouvelles choses à retenir :
    – pratiquement tout l’argent en circulation n’est finalement que le montant des crédits qui n’ont pas encore été totalement remboursés,
    – les entreprises sont toutes endettées et seule la consommation de leurs produits leurs permet de rembourser leurs prêts,
    – l’équilibre entre création et destruction est très instable.
    Pourquoi cet équilibre est-il instable ? Ouap ce sera pour un prochain billet.
    Bien sûr, pour prix de ses services la banque prêteuse prélève au passage des intérêts. Clairement elle prend des frais sur de l’argent qu’elle a inventé et qui ne lui a rien coûté. Mais c’est comme ça qu’elle gagne sa vie. Il y a aussi d’autre moyens pour les banques de gagner de l’argent. Comment ? Ouap ce sera pour un prochain billet.
    Mais au fait, pourquoi continuer à créer de l’argent, n’y en a-t-il pas déjà assez ? Non, car il faut comprendre que, pour gagner de l’argent, les banques ont besoin de prélever des intérêts et donc de faire des prêts et donc de créer de l’argent. La création d’argent est, donc, la cause et non pas la conséquence de ce qu’on appelle la croissance. Il y a là un cercle vicieux simplissime. Pour faire de nouveaux prêts il faut que les échanges commerciaux se développent et qu’entreprises, particuliers et administrations s’endettent. Et le développement de ces échanges s’appelle la croissance qui n’est, hélas, que la croissance du PIB. L’absence de croissance s’appelle la stagnation et appauvrit les banques. Nous avons alors trois nouvelles choses à retenir :
    – les banques vivent des intérêts sur les crédits qu’elles accordent,
    – pour pouvoir créer de nouveaux crédits, les banques ont besoin de la croissance du PIB,
    – l’équilibre entre croissance et stagnation est très fragile.
    Pourquoi cet équilibre entre croissance et stagnation est-il fragile ? Ouap ce sera pour un prochain billet. Joyeux Noël.
    A suivre.

    Michel Costadau

  • Complot

    Complot

    Quand j’entends Rajoy parler des Catalans, Trump des Mexicains, Merkel des immigrés,  Macron des Palestiniens, et le Vatican des Syriens, j’aimerais, oui, j’aimerais beaucoup que ce soit parce qu’ils ont reçu des ordres, parce qu’ils obéissent, et que ce soit pour ça qu’ils tiennent de tels discours. C’est tellement insupportable ce mépris des politiques pour la population, qu’on préfèrerait que ce soit le complot d’un petit groupe tirant les ficelles du monde entier. D’une certaine manière, ça nous rassurerait de savoir qu’il y a quelque part un acteur puissant caché et que nos élus ne sont en fait que des exécutants.
    Oui vous savez, une entité occulte avec des codes et des symboles, qui donnerait des ordres à tous les hommes et maintiendrait le désordre mondial à partir d’une petite sphère, voire  d’une seule personne. Cette idée n’est pas jeune, elle a déjà eu de nombreux adeptes. Elle est même ancrée dans nos croyances, et il faut dire que l’histoire donne de nombreuses prises à cette théorie du complot. Cette théorie se décline, en fait, de beaucoup de manières : de la domination directe à la reconstruction du passé, en passant par toutes les étapes de la remise en cause de la réalité par les moyens les plus divers. Elle est même utilisée par de petits bandits pour se disculper et faire croire qu’il ne s’agit que d’une cabale à leur égard. Il faut dire que la réalité n’est elle-même pas si facile que ça à saisir, parce qu’un même évènement auquel assistent des milliers de personnes, donne immédiatement lieu à des dizaines d’interprétations. Comme si la population  n’avait pas tellement envie de voir une et une seule réalité. D’où le succès des faussaires laissant entrevoir la présence  de forces inconnues qui agissent cachées mais ont des influences partout.
    Seulement hélas, trois fois hélas, cette théorie n’existe pas. Il n’y a pas, sur terre, le petit groupe des initiés qui tire toutes les ficelles. Il n’y a pas la puissance invisible qui donne les ordres et châtie les réfractaires. Il n’y a pas le big brother qui vous espionne nuit et jour. Non il n’y a pas de photographies des fastes de Versailles ou des guerres napoléoniennes. La photo n’existait pas. Non il n’y a pas de troisième œil. Non il n’y a pas d’humain programmé pour régner, que ce soit dans sa famille, dans son pays, sur la Terre ou dans l’univers. Non, non et non, le complotisme n’existe pas.
    Ce qui est vrai, par contre, c’est qu’il y a beaucoup de sociétés plus ou moins secrètes, de mafias, de groupes de pression et de manipulation des gens et des idées. Oui il y en beaucoup, beaucoup trop. Oui mais beaucoup ça ne fait pas un.
    Cependant, aujourd’hui, et c’est là que je voulais en venir, un grand nombre de personnes ont le sentiment de n’être pas victimes de ces théories du complot, de s’être débarrassés de cette notion. Presque tout le monde pense avoir dépassé ces recours aux forces cachées et a la conviction de connaître le monde tel qu’il est.
    Hélas, encore hélas, on va voir que ce n’est pas le cas.
    Car il y a une théorie du complot qui a encore beaucoup d’adeptes : c’est la religion.
    Eh oui, une force immanente, omniprésente, qui a ses ministres, ses interprètes, ses initiés, sur terre, chargés de véhiculer sa parole, de faire régner sa morale, de juger du bien et du mal. Une entité, immatérielle, éternelle mais invisible, qui donne l’origine et la fin, qui donne le sens, c’est exactement la croyance que demandent les religions. Que ces croyances soient religieuses, philosophiques, anthroposophiques ou astrologique, que ce soient des sectes, des églises, des écoles, des temples, des autels ou des confréries, elles ressortent toutes exactement de la théorie du complot.
    Et c’est pas drôle.

    Michel Costadau

  • Peinture

    Peinture

    On va pas terminer l’année sans faire un petit retour sur le coup de peinture du paysage politique français de cet été. En plus, comme vous, je suis souvent consterné par la pauvreté des analyses politiques. Alors on va remédier à cela en faisant le boulot des commentateurs.
    Et donc, pour commencer, quelle est, actuellement, la tendance qui a pris le pouvoir politique chez nous aux dernières élections. A question simple, réponse simple : les socialistes.
    Oui nous avons un gouvernement socialiste, comme avant. Explication en trois points.
    Un : le président a fait partie d’un gouvernement socialiste et a même été ministre. Je ne sache pas qu’il ait jamais été copain de Sarkozy.
    Deux : l’assemblée est composée majoritairement de socialistes. En effet, la plupart des députés dits LRM sont en fait d’anciens socialistes qui ont juste changé d’étiquette, car ces gens-là n’ont aucune morale. Attention, l’arrivée de quelques ministres LR et le changement de pantalon de certains députés de droite, repeints eux aussi en LRM, ne doivent pas nous troubler, ce sont seulement de fausses pistes destinées à faire croire qu’il y aurait du nouveau. Ils ont toujours fait ça.
    Trois : Il est facile de voir que nous sommes dans la pure continuité du gouvernement précédent. Loi travail, Europe, CETA, augmentation des impôts, dégradation des services publics, frilosité sur le nucléaire. Kif Kif pareil.
    Clairement, ce ripolinage de l’assemblée avec, comme d’habitude, un léger glissement des nouveaux socialistes vers la droite a fait d’énormes dégâts chez LR et a pulvérisé le PS, ça c’est sûr. En fait, les élections de 2017 étaient imperdables pour la droite, mais quand on a la droite la plus bête du monde, rien n’est impossible. A preuve.
    Bien, bien, bien,  maintenant une fois établi que nous avons un gouvernement socialiste, que la droite s’est fait avoir et que l’ancien PS est ratatiné, quelle est la suite de l’analyse ?
    Première suite : dans le classico droite-gauche, l’opposition  doit être portée par LR. C’est vrai que pour le moment LR se cherche, c’est le moins qu’on puisse dire, occupés à se remettre du récent désastre et à récupérer un max de FN et de conservateurs. Mais ça va venir.
    Deuxième suite : Il n’y a plus personne à gauche, sauf LFI qui a du coup un espace politique gigantesque depuis le centre droit jusqu’à l’extrême-gauche. Mais que peut-il bien en faire ?
    Troisième suite : la partie est terminée pour le FN qui a loupé le coche cette année, et lui et ses déclinaisons vont rester pendant quelques temps sur des strapontins sans pouvoir, parce que leurs électeurs vont aller un peu à LR et un peu à LFI.
    On se résume : les nouveaux socialistes sont au pouvoir, la droite s’est fait avoir, le PS a disparu, LR, quoique encore un peu ko est l’opposition, le FN n’est plus qu’une ombre et LFI a tout l’espace de la gauche pour lui. Ça c’est une analyse, non ?
    Mais voilà que pour Mélenchon c’est quasiment cornélien : il a tout l’espace mais il est vide. En attendant il fait fausse route en voulant assumer l’opposition. C’est la place de LR et il brouille les cartes en se positionnant ainsi. Soit il assume ses racines socialistes et rentre dans le gouvernement comme poil à gratter, ce qui lui a certainement été proposé, soit il fait un saut dans l’inconnu en essayant de recréer un parti « vraiment de gauche » sur les décombres du PS. Alors, entre le clown de gauche des socialistes, ou le catalyseur d’une refondation de la démocratie, les Insoumis ont de quoi s’occuper. Pour les autres c’est le train-train habituel.
    Michel Costadau
  • Je gagne ma vie

    Je gagne ma vie

    A votre avis, combien y a-t-il de manières de gagner sa vie ? Vous allez me dire qu’il y en a des milliers, vu toutes les activités humaine que l’on peut observer sur terre. Mais, de nos jours, gagner sa vie est surtout une façon détournée de dire gagner de l’argent. C’est vrai qu’il y a un sens ou gagner sa vie veut dire être autonome, c’est-à-dire commencer à ne plus être à charge. Néanmoins le sens général est gagner sa vie = gagner de l’argent. Bon alors de combien de manières ?
    Ben, en fait, il n’y en a que deux. La première c’est de vendre ses bras ou sa tête ou les deux, et la seconde, euh la seconde c’est de vendre de l’argent.
    Et donc la première manière s’appelle le travail. C’est un simple échange entre votre force intellectuelle, physique, artistique, ou autre, et une rémunération ou un salaire. Médecin ou technicien de surface, même combat. Avocate ou caissière même combat. Et pour monnayer son travail il n’y a pas que le salariat mais aussi le sportif, l’artisan, le freelance, l’artiste et toutes les activités où, grosso modo, on vend son temps, et où l’argent ne rentre plus si l’on s’arrête. L’échelle des rémunérations est très large allant de quelque menue monnaie à une ou plusieurs dizaines de millions  par ans ou… par mois.
    Clairement l’échange travail-argent est devenu la norme et illustre d’une manière crue la mondialisation. Aujourd’hui, pratiquement toute la terre travaille, c’est-à-dire tous les individus qu’il y a sur terre. Il reste sûrement encore un peu d’esclavage, de chasseurs cueilleurs ou de communautés presque autarciques mais c’est marginal.
    Bien et donc maintenant l’autre manière. Elle consiste à avoir de l’argent et à le faire travailler. Que ce soit les placements, le négoce ou même les paris, le principe est de mettre un peu ou beaucoup d’argent en jeu et de voir combien ça rapporte. Et, ô surprise, l’argent placé, rapporte jour et nuit, voire même en une seconde, et continue à produire même si l’on ne fait rien. Et surtout il n’y a aucune limite à ce qu’il peut rapporter. Bien sûr, il y a le risque que ça ne rapporte pas, auquel cas on perd sa mise, mais cette notion de rapporter sans limite et sans trop se fatiguer, a amené beaucoup de personnes à choisir ce moyen. Aujourd’hui, il suffit de placer 1M€ pour vivre  avec le salaire médian des Français. Et si vous placez plus, vous gagnez plus, c’est automatique. Alors me direz-vous, comment faire pour avoir les quelques millions de départ. Là, des méthodes il y en a beaucoup. La plus classique et la plus facile est de naître avec et c’est une grosse distorsion qui ne fait que s’amplifier. La plus risquée est de les emprunter pour les jouer c’est-à-dire les placer. La plus aléatoire est de participer à une loterie, mais quand même la plus pratiquée est de faire fructifier une petite mise par des moyens plus ou moins légaux. Et ces moyens utilisent… le travail des autres. C’est dire que ceux qui travaillent, d’une part gagnent leur vie, mais surtout ils enrichissent ceux qui ne travaillent pas mais qui font seulement travailler leur argent.
    Bon tout ça c’est très bien mais quel est le problème ? Le problème c’est que l’argent est en train de tuer le travail. Pour le moment, il y a encore beaucoup de placements qui nécessitent du travail humain avec échange travail-argent, mais il existe aussi une part croissante d’argent qui fructifie sans le moindre travail. Par exemple, l’industrie du clic repose sur vous mais pas sur votre travail. De même la robotisation permet de se passer de l’échange travail-argent.
    A vrai dire, il y a une troisième manière de traiter le problème, c’est de se passer d’argent, comme ça a été le cas pendant longtemps. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire.
    Michel Costadau